Notes pour: Roméo Ovila Joseph Pigeon
Notes pour: Roméo Ovila Joseph Pigeon
Voici une biographie fournie par Léo-Paul Pigeon, omi, frère de Roméo Pigeon avec quelques détails ajoutés par Gaëtan Roy
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Roméo Pigeon
11 février 1919 - 28 aoùt 1970
Après ses huit années d’école primaire à l’École séparée anglaise Alexander (Soeurs de Ste Croix), Roméo entre au Collège Saint-Alexandre de la Gatineau à Limbour (Pères du Saint-Esprit): six années de secondaire et deux universitaires: B.A. juin 1941 (Université Laval).
Dès cette dernière année, il trouve un emploi au Gouvernement (traducteur) tout en commençant à faire de l’assurance durant les soirées de leur apartement au 65 est, Ave Laurier, Appt 5, Ottawa. Il se fait agent d'assurance-vie en 1942, pour la « Sauvegarde », dont son ami Gérald Simard, était déjà le représentant. Il put faire du porte-à-porte jusqu'en 1944 avant que son employeur, le gouvernement fédéral, lui interdise de faire double travail (contre la politique d'occuper 2 emplois). Passionné par la vente et ayant déjà de bonnes attitudes de vendeur, il démissiona donc pour s’adonner uniquement à l’assurance générale. L'ambition ne lui maquait pas; il ouvrit même son propre commerce. Il a vingt-cinq ans. Le 31 juillet 1944, il épouse Marguerite Cardinal, institutrice, qu'il fréquentait depuis ses dernières années de collège.
L'appartement au 381 Wilbrod, devint la résidence personnelle et son premier bureau d'assurance générale en plus de l'assurance-vie. Marguerite cèda deux chambres; une pour le premier bureau de Roméo, l’autre pour sa secrétaire, Jacqueline Allan. C’est de là que Roméo rayonna surtout dans la région de Cyrville et Navan. Il se fit rapidement une clientèle parmi les maraîchers qu'il allait saluer ensuite au Marché d’Ottawa, le samedi. La Compagnie portait le nom de Roméo Pigeon Assurance.
Le 25 décembre 1945, Johanne est née et elle est devenue l'ainée d'une famille de 10 enfants. La famille et le commerce demeurèrent au 381 Wilbrod jusqu’après la naissance de Marie-Paule, donc jusque vers 1947. La famille déménagea alors dans la maison de la rue Glengarry, paroisse de la Sainte Famille. Naquirent ici Vincent (1950) et Bernard (1952).
Nouveau déménagement, vers 1953, définitif celui-là, à la maison au 46 Southern Drive. Sont nés ici: Constance et Claude 1953, Loraine et Denis 1954, Jocelyne 1957 et Julie 1966.
Roméo fut heureux d’aller s’établir au centre ville, tout en assurant un foyer plus convenable à sa famille grandissante. Le commerce ira occuper un grande salle de la rue Georges où trouvèrent place le bureau de Roméo et celui de Jacqueline Allen, secrétaire fidèle. Et comme Roméo s’était adjoint Eugène Lavoie comme courtier, on lui trouva un espace pour lui et sa secrétaire, Carole Pigeon. La nouvelle compagnie prit comme marque commerciale Roméo Pigeon et Lavoie Ltée. Après moins de deux ans, un local plus spacieux devenant disponible, la compagnie se transporta au coin des rues Dalhousie et Georges. (Édifice du Droit).
C’est ici que, pendant une dizaine d’années, la maison Roméo Pigeon et Lavoie Ltée s’affermit, tant dans l’assurance que dans l’immeuble, et acquit ses lettres de noblesse, rien de moins, comme on le verra ci-après. Le secteur assurance s‘étendit heureusement du côte des entreprises commerciales et le nombre des agents d’immeuble se trouva agrandi de quelques unités. C’est à ce moment que deux jeunes agents bien préparés, Florent Pigeon, neveu de Roméo et Gaëtan Roy, son future gendre, furent engagés. Le premier pour le secteur Assurance, le second pour celui de l’Immeuble. Johanne, vers 1963 vint aider à la comptabilité; elle s’y plut et continua jusqu’en 1987. Très important: c’est pendant ce stage que Roméo commença à formuler d’une façon plus systématique les pensées directives qui lui avaient assuré le succès dans sa profession, Nous y reviendrons.
Vers 1959, le Cie Roméo Pigeon Lavoie trouva logement à la mesure de son prestige. Ce fut au 569 McArthur. Son prestige en effet était chose connue des Associations et des Journaux d’Assurances en Ontario et aux États Unis. Nous en avons la preuve dans la remise qui lui fut faite en 1966 du Certificate of Excellence et par les lettres de félicitations des grands de l’Assurance de New York, Montréal, Toronto et Allentowner, U.S.A.. Le Certificate of Excellence décerné par ICA a des appréciations très élogieuses à l’adresse de Roméo. (Le journal le Droit commente : « Le seul Canadien à remporter une mention honorable au quatorzième concours annuel Annual Avertising Competition »)
Mieux encore, le Canadian Journal of Insurance Management and Marketing, en octobre 1966, publia un long article de trois pages intitulé SUCCESS: BY THE PROFESSIONAL APPROACH Page 1, Page 2, Page 3. On nous présente Roméo comme au sommet de sa carrière et donc en mesure d’aviser les gens de sa profession. Ceux de la famille et de ses enfants qui voudront comprendre l’esprit avec lequel Roméo entreprit et mena à bien sa fondation n’auront qu’à prendre connaissance de cet article (contacter France Gignac pour vous en procurer une copie). On peut résumer la pratique professionnelle de Roméo par: Honnêteté et sérieux dans l’Enquête qui détermine le niveau de protection requis, (Roméo publia une brochure de 22 pages sur ce seul sujet), Honnêteté dans la fixation de la prime, honnêteté et service prompt dans l’attention aux réclamations, Honnêteté dans la publicité: n’avancer que ce qu’on peut livrer.... .C’est ce que les collègues appellent le professionnalisme.
En septembre 1967, Roméo venait d'aménager au 571 chemin McArthur, et il en profita pour offrir une réception signallant ses 25 années en assurance, qui avaient débuté en 1942.
Un jour d’octobre 1967, Roméo revenait de Toronto où l’Association des Assureurs de l’Ontario lui avait proposé la présidence de l’association. Il annonce la chose à Marguerite qui elle est bien obligée de lui dire que son médecin désirait le voir d’urgence. ....On connaît la suite : Roméo est décédé le 31 juillet 1970 après avoir livré un dur combat au cancer.
Comment ne pas dire ici notre admiration à Marguerite qui bravement avec les aînés de sa grande famille a continué à prodiguer à chacun de ses enfants tous les soins et un généreux appui, jusqu’au moment où ils ont pris lors essor hors du foyer. Elle se dévoua de plus dans des nombreuses oeuvres de charité. Avec Madame Agathe Belisle, elle fonda les Auxiliaires bénévoles de l’Hopital Montfort.