Notes pour: Béatrice Marie Pigeon
Notes pour: Béatrice Marie Pigeon
Voici l'hommage à tante Béatrice écrit et lu par sa filleule, Constance, à ces funérailles.
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BÉATRICE MARIE PIGEON McKENZIE
est née le 21 février 1915, la fille unique du mariage de Elzéar Pigeon et de Rose-de-Lima Théorêt, la sœur cadette de Léo-Paul, qu'elle appelait affectueusement Paul et
la grande sœur de Émile, Roméo et de Bruno.
On la prénomma Béatrice, du latin " beatus " qui veut dire HEUREUX.
Elle était aussi la petite sœur de René, Doris, Jean-Charles et Irène, tous nés du premier lit, et la belle-sœur de Flore, Marie-Ange, Marie-Lourdes, Marguerite et Blanche.
Béatrice épousa Angus McKenzie, le 12 juillet 1948 et vécut avec son amour jusqu'au décès de celui-ci, une trentaine d'années plus tard.
Outre tous ses neveux et nièces, elle était la marraine de Michel, fils de Émile Pigeon et de Marie-Lourdes Vincent et de moi-même, Constance Pigeon-Janveau, fille de Roméo Pigeon et de Marguerite Cardinal.
Tante Bea a aussi été la porteuse de Rose-de-Lima, Béatrice, Marie-Paule qui s'est toujours considérée privilégier de porter son nom.
Qui était Béatrice, Bea, tante Bea, la femme ?
D'abord, il faut savoir qu'elle portait très bien son nom.
Les " Béatrice " détestent l'oisiveté, sont des travailleuses acharnées qui ne s'arrêtent que lorsqu'elles atteignent leur but. Elles sont des femmes solides, qui ne manquent pas d'humour, ce qui leur permet de supporter les ennuis sans trop de difficultés.
La femme a été façonnée de la petite fille qui fréquenta l'école primaire anglaise " Alexander " de Alexandria, de l'adolescente au High School de Vankleek Hill et de la diplômée de l'École normale de l'Université d'Ottawa d'où elle reçut son brevet d'enseignement, première classe en 1935.
Elle exerça sa profession à l'école rurale Rang VIII (8) de Moose Creek puis pendant 30 ans, à Cornwall aux écoles St-Louis-de-Gonzague, Saint-Albert et surtout à Saint-Félix.
Tout au long de sa carrière et de sa vie, Béatrice fut une franco-ontarienne convaincue et en fut honorée en recevant l'Ordre du mérite scolaire en 1958 et la reconnaissance de l'AFEO en 1972.
Elle n'oubliait personne et partageait son cœur et son expertise surtout avec les petits de la première et de la deuxième années, et ce pendant plus de 35 ans.
Elle a été un facteur déterminant dans le choix de carrière de plusieurs de ses élèves, et, sans contredit, un exemple exceptionnel pour ses pairs.
Pour couronner le tout, Bea a prix sa retraite en 1972.
Mais qui dit retraite, dit nouvelle vie qui dura 34 ans, période aussi longue que sa carrière professionnelle…!
Qu'a-t-elle vécu durant cette trentaine ?
Au début de sa retraite, Béatrice et Angus ont voyagé en Italie, en Angleterre, en Grèce et en France. Elle a visité le Canada d'est en ouest et le nord-est des États-Unis, terre des McKenzie.
Puis, Bea a financé plusieurs projets des missions d'Afrique et de Haïti. Grâce à ses dons, 2 jeunes hommes seront ordonnés prêtre, un à Ottawa et l'autre en Afrique.
Elle priait beaucoup pour ses neveux et nièces, frères et sœur, ses ami (es) et plusieurs Saints et Saintes. Ces prières étaient pour elle une source de paix intérieure.
Au simple appel, Michel, son filleul, se rendait à Cornwall, la rencontrait au resto " Wing Ding " ou rafraîchissait sa maison de touches décoratives comme décorateur intérieur.
Béatrice affectionnait Paulette Pigeon-Marleau, sa nièce. Elle la considérait comme sa fille adoptive et son ange gardien. Ainsi Paulette lui rendait plusieurs services, toujours avec délicatesse et douceur.
Pour elle, les garçons de Paulette et de Pierre -Patrick, Marc-André et Pascal Marleau- étaient comme ses petits-enfants adoptifs.
Elle était très indépendante et heureuse dans sa maison. Organisée, -une vraie Pigeon-, elle avait cette impatience, cette ténacité, cette détermination pour mener à terme des projets qui lui tenait à cœur.
Douée d'une mémoire exceptionnelle, elle gérait ses affaires en un tour de main
Ex :
- ses comptes
- ses rendez-vous chez le médecin, le dentiste, la coiffeuse, l'équipe Molly Maid, etc…
Toujours coquette -elle faisait coiffer ses cheveux une fois par semaine. La coiffeuse faisait la navette entre les résidences McKenzie et Sabourin. Ex : lorsque Margot Sabourin était " sous le séchoir ", la coiffeuse traversait chez Bea, lui frisait les cheveux, et l'aller-retour se poursuivait jusqu'à ce que les dames soient bien coiffées.
Let's not forget her daily outings, weather permitting
-Léona would faithfully pick her up and off they went in Léona's car to run their errands at Farm Boy, Zeller's and the eternal stops at the drug store.
She would call Marie-Lourdes and Émile every day, and Léo-Paul every Wednesday and Saturday.
For the past 8 years, I visited Aunt Bea every fall. She welcomed me with open arms, her famous smile and a twinkle in her eyes. I would stay for the weekend. We ran errands and then, would take pleasure in dining at the "Chinese Wing Ding" restaurant. During the evenings we would watched films while sharing all sorts of stories and memories.
On Saturdays, we would leave the house at 4:30pm, pick up Eleanor and Marlene. At 5:00pm -SHARP-, we would enter the church, find our seats WAY AT THE FRONT and attend mass. We walked together and she'd hold my hand. I would stand tall and strong next to her, yet she was powerful despite her petite stature. So cute, full of charm and excited at introducing her friends to me: Marjorie, the parish priest, and many more of her acquaintances.
My mother, Marguerite, was always close to her "in-laws of Alexandria", during her marriage with my father, Romeo, their brother. She continued her wonderful kinship after dad's death. Mom and Father Paul traveled to Cornwall very often to see Aunt Bea.
In time, New Year's Day and late February/early March became festive traditions: one to celebrate the New Year and the other, to celebrate the birthdays of Béatrice, Émile, Léo-Paul and Marguerite. They were all born between February and April.
Le 21 février 2005, Paulette et moi avons organisé une fête pour les 90 ans de Béatrice. À St Polycarpe, toute la famille de Paulette et de Pierre était réunie avec Émile, Marie-Lourdes, Michel, Père Léo-Paul et Jack, mon époux. Béatrice était comblée. C'était SA journée. Mignonne dans son ensemble rose et noir, elle se plaisait à nous dire qu'elle était " vive d'esprit " pour 90 ans. Depuis, elle se rappelait de cette anniversaire avec un tel plaisir. Elle m'en parlait et me l'écrivait continuellement.
Son prochain objectif était d'apprendre à utiliser l'ordinateur.
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Voici une courte biographie fournie par Léo-Paul Pigeon, omi, frère de Béatrice Pigeon.
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École primaire anglaise Alexander d'Alexandria (Srs Ste Croix).
High School d'Alexandria 1929-32.
13e année en français au High School de Vankleek Hill 1932-33.
1933-34 École Normale de l'Université d'Ottawa.
1934-35, Brevet première classe
Enseignement École rurale Rang VIII Moose Creek 1935-36.
École rurale du Rang X Moose Creek 1936-43.
Enseignement à Cornwall : 1943-1972, École St Louis de Gonzague, École Saint Albert, École Saint Félix.
Retraitée 1972.
Reçue de l'Ordre du Mérite Scolaire 1958 et Plaque A.E.F.O.1972 :« Pour services rendus aux Franco-Ontariens ».