Hommage à oncle Léo-Paul - Homage to Uncle Léo-Paul

Hommage à oncle Léo-Paul - Homage to Uncle Léo-Paul

English version

Le 2 mai 2004

Léo-Paul Pigeon, O.M.I., un homme plutôt extraordinaire!

Fils, frère, beau-frère, oncle, grand-oncle, prêtre, conseiller, confident, enseignant, psychologue, pédagogue, astronome, entomologiste, collectionneur, généalogiste, écrivain, historien, bénévole à tout faire, motard (non, quand même!!),…

Né le 7 mars 1914 à Alexandria, ville de nos ouvenirs d'enfance de plusieurs d'entre nous, Léo-Paul Jean-Baptiste Pigeon est le fils de ceux que nous considérons les fondateurs de cette grande famille, Elzéar Pigeon et Rose Délima Théorêt. Il est le petit frère des regrettés René, Doris, Jean-Charles, et Irène, sans oublier Marie-Ange et Gérald, décédés dans leur enfance avant sa naissance, et le grand frère de Béatrice, Émile, du regretté Roméo, et de Bruno.

L'histoire semble confirmer qu'il jouait au hockey avec ses petits frères, utilisant des " pommes de route " gelées comme rondelles et des journaux bourrés dans les pantalons comme jambières protectrices.

En plus d'être joueur de hockey, il excellait comme magicien. Oncle Emile raconte : " Nous avions environ 6 et 9 ans. Nous jouions à faire des concerts. L'entrée était de 1 sou, car les spectateurs avaient droit à de la limonade. Cette fois c'était un spectacle de magicien. Léo-Paul était le magicien. Il avait une boîte en bois et je devais y pénétrer. Dès que je fus dans la boîte, Léo-Paul ferma et cloua le couvercle. J'avais 3 minutes pour sortir de la boîte. Pendant ces trois minutes, le magicien montrait son talent en exécutant toutes sortes de gestes mystérieux. Surprise, après trois minutes, je sortis. Si vous voulez savoir comment j'y suis parvenu, il faudra demander au magicien… Léo-Paul. "

Il semble qu'il prétendait également être acteur, avec succès plutôt mitigé : Tante Béatrice se rappelle : " Nous avions environ 8 ou 9 ans. Puisque nous demeurions près de l'évêché et également près d'un couvent, nous étions portés à imiter les soeurs et l'évêque. Un jour, nous avons décidé de jouer à l'école dans la salle à dîner. Bien sur, Béatrice était la maîtresse et elle avait une classe d'élèves imaginaires. La machine à coudre, placée dans un coin, servait de pupitre pour la maîtresse. Ce jour là, nous attendions la visite de la soeur supérieure et de l'évêque. Le rôle de la soeur supérieure était joué par une amie d'enfance. Vous pouvez bien deviner qui était l'évêque. Arrive la soeur supérieure suivie sous peu de l'évêque. Voulant saluer la soeur supérieure, "Monseigneur " s'approche d'elle, mais un peu trop, et lui pile sur les orteils... Fin de la visite! "

À l'âge de 14 ans, il quitte sa famille et se rend dans cet endroit si éloigné, Ironside (maintenant Limbour), au Québec, pour entamer ses études au pensionnat du Collège Saint Alexandre. L'histoire ne raconte pas s'il était du rang des " tannants " (comme certains autres Pigeon qui y sont passés), mais nous pensons qu'il se retrouvait plutôt du côté des " sages ". Toutefois, il se rendait dans sa famille au moins 2 fois l'an, à Noël et pendant l'été. Oncle Bruno se rappelle bien aller accueillir son grand frère à la gare dans la " wagine " fabriquée par leur père.

Le 11 juin, 1941, après d'autres études à Lachine et à l'Université d'Ottawa, il atteint l'objectif principal de sa vie, il est ordonné prêtre, et rejoint les Oblats de Marie Immaculée. Le premier service religieux qu'oncle Léo-Paul célèbre est le mariage de son frère Roméo à Marguerite Cardinal le 31 juillet 1944.

Les années de 1942 à 1953 le retrouvent comme enseignant ou étudiant tour à tour à Ottawa, à Toronto et à Louvain en Belgique.

En 1955, Père Léo-Paul devient le directeur de l'École Normale de l'Université d'Ottawa, source si précieuse de normaliens et normaliennes francophones, de valeur inestimable en Ontario, et reste en poste jusqu'en 1969. Nombreux sont les normaliens et normaliennes passé(e)s par les portes de cet institut vénérable qui formèrent, entre autres, tant de petits Pigeon au cours des années à venir. Il est ensuite professeur à la Faculté d'éducation de l'Université d'Ottawa de 1970 jusqu'à sa retraite en 1979, et devient directeur de l'École Normale pour quelques années avant son départ de l'université d'Ottawa.

Quelle retraite ! Il est supérieur de la résidence Villeneuve de 1981 à 1985, puis aumônier des Sœurs du Sacré Cœur de 1991 à 2003.

Oncle Léo-Paul, comme il est si affectueusement connu de ses nombreux neveux et nièces, est pédagogue, enseignant, administrateur, prêtre; il est astronome amateur, patanteur, collectionneur de roches, de photos, dont un album de photos de sa famille et entomologiste.

Oncle Bruno se souvient des randonnées dans les champs, au cimetière ou à l'abattoir " dans l'île " à la recherche de papillons et plusieurs autres coléoptères. Il se souvient spécialement des cigales, insectes difficiles à repérer. Oncle Léo-Paul en avait deux qu'il gardait précieusement. Vincent se rappelle bien fouiller dans les bouses de vaches avec son oncle pour y dénicher toutes sortes de " bibittes ",

Généalogistes, Oncle Léo-Paul, à tante Béatrice et oncle Angus écrivent en 1978 " La famille Pigeon " suivi quelques années plus tard de " La famille de Joseph Pigeon et de Tarsille Brunelle ". L'historien pond " La Blanche de Templeton " en 1989.

Pendant tout ce temps, il s'occupe de sa famille qui a toujours pu compter sur son appui: mariages, baptêmes, premières communions, confirmations et aussi funérailles. Il participe avec joie et enthousiasme aux fêtes annuelles, anniversaires, champêtres, des membres de sa famille. Il s'intéresse toujours aux moindres détails de leurs vies familiales, intellectuelles, professionnelles et artistiques.

Denise Pigeon Morin raconte: " L'été 2002, lors d'une exposition d'oeuvres d'art dans mon petit village des Laurentides situé non loin de la Blanche où Père Léo-Paul passe chaque été quelques semaines de vacances, il s'est rendu avec quelques confrères afin de nous encourager dans nos démarches artistiques. Au cours de cette visite, le vénéré groupe s'est valu une randonnée dans le bois afin de visiter notre petit domaine de plus près, et cela en véhicule 4X4 dans un chemin cahoteux. Après tous ces ébats, le repos était de mise. Le hamac, le fauteuil de massage shiatsu, et le lit moelleux furent mis à leur disposition pour soulager les courbatures. Quelle belle visite et quelle simplicité de sa part. Cela réchauffe le coeur même en plein mois de juillet... "

Les jeunes l'adorent parce qu'il interagit avec eux. Il est là pour les moments de joie, il y est lors des moments de tristesse; il est là pour partager les beaux moments, il est là pour conseiller, consulter, consoler, dans les temps difficiles.

L'année 2004 le retrouve en bonne santé à la résidence Deschatelets, rue Main, à Ottawa. Il marche, il prie, il médite, il pense, il lit, il récite son rosaire.

L'entomologiste continue à entretenir et exposer sa superbe collection d'insectes. dans un local au 6e étage que la résidence lui a alloué. Ce local n'a jamais été rénové. Il a plus de 100 ans. Cette salle a un cachet fait sur commande seulement pour oncle Léo-Paul.

Le voici maintenant " dot.comer ", c'est-à-dire " informaticien.com. " Avec sa petite nièce France Morin, il a contribué à développer et peupler le site Web de la famille Pigeon.

Tous les jours, oncle Léo-Paul se branche à l'ordinateur et entre en contacte avec la Maison Générale à Rome. Oncle Léo-Paul a pris la responsabilité d'informer les résidents et les résidentes de Deschatelets des dernières nouvelles de la Maison Générale et de ce qui se passe ailleurs dans le monde.

L'historien continue son travail en faisant du bénévolat à l'ordinateur pour les Archives de la résidence Deschatelets. Il fait des recherches sur les lettres du fondateur des Pères Oblats, les étudie et fait des classements.

Tante Béatrice, sa petite sœur, est sa grande amie. Ils se parlent à tous les samedis soirs lorsqu'il est à Ottawa. Frère Poirier le conduit à Cornwall à l'occasion et retourne le chercher après son séjour là pour que les deux puissent passer du temps ensemble.

Comme de raison, tous les étés, il passe plusieurs semaines au chalet des Pères Oblats dans la Gatineau. Les soirées étoilées, voilà qu'apparaît le téléscope de l'astronome qui lui aété donné lors de son 50e de sacerdose en 1991.

Oncle Léo-Paul, 90 années bien comblées, vous avez accompli plus que la plupart ne pourrait accomplir en deux ou trois vies de même durée. La retraite vous apporte de bienfaits physiques, intellectuels et spirituels. Il semble quelle vous a apporté un bonheur autre que celui d'une profession bien remplie. Ceux et celles qui sont près de vous le savent, et en ressentent les effets bénéfiques. Vous avez laissé votre impression sur chacun d'entre nous et ce, en étant tout simplement, Oncle Léo-Paul. Merci pour ce bel exemple d'une vie remplie et d'une retraite rayonnante.

Chapeau!!!!


Composé par Vincent, fils de Roméo et Marguerite Pigeon.
Hommage modifié et corrigé par Denise Pigeon Morin, Nathalie Roy Patenaude, Jocelyne et Constance Pigeon.
Hommage lu par Johanne Pigeon Roy et Lyne Pigeon.


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Version française

May 2, 2004

Léo-Paul Pigeon, O.M.I., a rather extraordinary man!

Son, brother, brother-in-law, uncle, great-uncle, priest, counsellor, confidant, teacher, psychologist, astronomer, entomologist, collector, genealogist, writer, historian, volunteer, motorcyclist (well, let's not go overboard!!),…

Born March 7, 1914 in Alexandria, the town where so many of us have great childhood memories, Léo-Paul Jean-Baptiste Pigeon is the son of the couple we consider to be the founders of this great family, Elzéar Pigeon and Rose Délima Théorêt. He is the younger brother of the departed René, Doris, Jean-Charles, and Irène, as well as Marie-Ange and Gérald, who died in their infancy, before his own birth, and the older brother of Béatrice, Émile, the late Roméo, and Bruno.

History seems to confirm that he did play hockey with his younger brothers, using frozen "road apples" as pucks and newspapers stuffed in the legs of his pants as shin pads.

He may have been a hockey player, but he loved being a magician. Uncle Émile tells us: "We were about six and nine years of age. We organized "concerts". Cost of entry was 1 cent, as this included a glass of lemonade for the spectators. This particular show featured a magician, Léo-Paul. He had a wooden box and I had to get into it. As soon as I got into the box, Léo-Paul would close the lid and nail it shut. I had three minutes to get out of the box. During these three minutes, the magician demonstrated his talent by mimicking all sorts of mysterious motions. Surprise, surprise, after three minutes, I got out of the box. If you want to know how I succeeded, you have to ask the magician…Uncle Léo-Paul."

It appears that he also aspired to be an actor however; with more limited success: Aunt Béatrice remembers: "We were approximately eight or nine years of age. As we lived near the Bishopric and near a convent, we often imitated the nuns and the Bishop. One day, we decided to play school in the dining room. Of course, Béatrice was the teacher and she had an imaginary class of pupils. The sewing machine, in a corner of the room, doubled-up as the teacher's desk. A visit from Mother Superior and the Bishop was scheduled for that day. The roll of Mother Superior was played by a childhood friend. Of course, you guessed who was the Bishop. Mother Superior arrives, followed a few moments later by the Bishop. Wanting to greet Mother Superior, "Monseigneur" approached her, but a little too close, and stepped on her toes… End of the visit!"

At 14 years of age, Léo-Paul leaves his family and heads out to that faraway place, Ironside (now Limbour), Québec, to start his studies, at Collège Saint Alexandre, a boarding school. History doesn't indicate whether he was amongst the "rowdies" (as certain other Pigeons who attended the same school), but one would tend to think that he would rank amongst the "good" students. However, he would visit his family at least twice each year, at Christmas and during the summer. Uncle Bruno remembers going to meet his big brother at the train station in the "wagine" built by their father.

On June 11, 1941, following further studies at Lachine and at the University of Ottawa, he attains the principal goal of his life, he is ordained into the priesthood, and joins the Oblates of Mary Immaculate. His first religious celebration was the marriage of Roméo, his brother, to Marguerite Cardinal on the 31 of July 1944.

From 1942 until 1953, he either teaches or studies in Ottawa, Toronto, and at Louvain, in Belgium.

Father Léo-Paul, or Uncle Paul, as he is so affectionately known by his numerous nephews and nieces, becomes director of University of Ottawa Normal School in 1955, a precious source of francophone teachers, invaluable in Ontario, and remains at that position until 1969. Numerous are the teachers who studied at this venerable institution and who formed, amongst others, so many little Pigeons over the years (Does this mean that Father Léo-Paul receives all the benefit for what we have accomplished, but must also take the blame for our occasional misdeeds?)

From 1970 until his retirement in 1979, he is professor at the Faculty of Education at the University of Ottawa.

And what a retirement! He is the superior of the Villeneuve residence from 1981 to 1985 and chaplain of the Sacred Heart Sisters from 1991 to 2003.

Uncle Léo-Paul is a teacher, an administrator and a priest: He is an amateur astronomer, a collector of stones and photos, including a photo album of his family, he is a gadget maker and an entomologist

Uncle Bruno remembers treks to the countryside, to the cemetery, and to the slaughterhouse "on the island", looking for butterflies and several other beetles. In particular he remembers the cicadas, insects which are very difficult to locate. Uncle Léo-Paul had two which he conserved with great care. Vincent remembers looking through cow dung with his uncle to find all sorts of "bugs"..

Genealogist, we owe to him, to Aunt Béatrice and to Uncle Angus "La famille Pigeon" written in 1978, followed a few years later by "La famille de Joseph Pigeon et de Tarsille Brunelle"). Also, the historian produces "La Blanche de Templeton" in 1989.

During all this time, he was there for his family who was always able to count on his support: weddings, baptisms, first communions, confirmations and funerals. He participated with great enthusiasm in the annual celebrations, anniversaries and picnics of members of his family. He always showed interest in the details of their family, intellectual, professional or artistic lives.

Denise Pigeon Morin recalls: "In the summer of 2002, during an art exhibit in my little town in the Laurentians, located near the Blanche River where Uncle Léo-Paul spends several weeks each summer, he came with a few colleagues to encourage us in our artistic endeavours. For this visit, the venerable group rode through the woods in a 4x4 vehicle on a very bumpy road to reach our home. After all of these events, a rest was required. The hammock, the shiatsu massage chair, and a soft bed were made available to relieve the bumps and bruises. What a nice visit and what simplicity on his part. It is heart-warming, even during the month of July…"

Children adore him because he interacts with them. He is there for the moments of joy, he is also there in times of sadness; he is there to share fun, he is also there to counsel, consult and console in times of need.

The year 2004 finds him in good health at the Deschatelets residence, on Main Street in Ottawa. Every day, he walks, he prays, he meditates, he thinks, he reads, he recites his rosary.

The entomologist continues to maintain and exhibit his incredible collection of insects in a room on the 6th floor, which has been allocated to him by the residence. This room has never been renovated and is more than 100 years of age. It has a charm of its own, custom made for Uncle Léo-Paul.

He has even become a "dot.com person". With his great-niece France Morin, he contributed to develop and provide information for the Pigeon family website. Every day he informs himself and the residents of Deschatelets of the latest news from la Maison Générale in Rome and also of what goes on elsewhere in the world.

The historian continues his work by volunteering, through the internet, to the Deschatelets Residence archives. He researches letters from the founder of the Oblates Fathers, studies and files them.

Of course, every summer, he spends several weeks at the Oblates' cottage in the Gatineau. On starlit evenings, out comes the astronomer's telescope which was given to him by his family on his 50th anniversary of priesthood in 1991.

Aunt Béatrice, his younger sister, is his great friend. They talk every Saturday evening when he is in Ottawa. On occasion, Brother Poirier drives him to Cornwall and picks him up after his visit, so that brother and sister can spend time together.

Uncle Léo-Paul, 90 great years, having accomplished more than what most people could not do in two or three equal lifetimes. Retirement has brought you many physical, intellectual and spiritual benefits. It seems to have brought you joy that is complemented by a well-nourished profession. Those near you, know it and reap its benefits. You have left your mark on each and everyone of us and that, by simply being, Uncle Léo-Paul. Thank you for this wonderful example of a life fulfilled and of a much glowing retirement.

We tip our hats to you!

Composed by Vincent, son of Roméo and Marguerite Pigeon.
Homage modified and corrected by Denise Pigeon Morin, Nathalie Roy Patenaude, Jocelyne and Constance Pigeon.
Homage read by Johanne Pigeon Roy and Lyne Pigeon.